Georges Braque

GEORGES BRAQUE

13 juin, 2014 - 21 septembre, 2014

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Exposition parrainée par

Georges Braque
L’EXPOSITION

Georges Braque (1882−1963) est considéré comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle. Peintre, graveur et sculpteur, il joua un rôle majeur dans deux chapitres incontournables de l’histoire de l’art moderne : la création, avec Pablo Picasso et Juan Gris, du Cubisme, et l’invention de la technique du collage, à travers ses expériences avec les papiers collés. Puis recentra son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. Braque devint le peintre français moderne par excellence, héritier de la tradition classique mais aussi représentant de l’avant-garde, précurseur de l’abstraction d’après-guerre. Cette grande rétrospective de son œuvre, organisée à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de l’artiste, nous invite à parcourir toutes les étapes de sa trajectoire artistique, depuis le Fauvisme – il exposa avec les jeunes Fauves au Salon des Indépendants de 1907 – jusqu’à sa production tardive, qui culmine dans les séries éblouissantes consacrées aux ateliers et aux oiseaux, en mettant l’accent sur les grandes étapes de son travail, comme le Cubisme, les Canéphores des années vingt ou ses derniers paysages, tant appréciés de Nicolas de Staël.

Grâce à des prêts exceptionnels consentis par le Centre Georges Pompidou ainsi que par d’autres grandes collections publiques ou privées du monde entier, l’accrochage comprend près de 250 œuvres, ainsi que des documents qui nous éclairent sur d’autres aspects de son activité, comme sa collaboration avec Pablo Picasso, la relation étroite entre son art et la musique (domaine où se manifeste son amitié avec Erik Satie) et la complicité qui l’unissait aux poètes Pierre Reverdy, Francis Ponge et René Char ou à certains intellectuels majeurs de l’époque, comme Carl Einstein ou Jean Paulhan. En définitive, une exposition qui situe l’œuvre du grand maître du Cubisme, Georges Braque, à la place qui lui revient dans l’histoire de l’art, en offrant au spectateur la possibilité de redécouvrir un travail exigeant, tourmenté et profond.

Georges Braque
Nature morte à la nappe rouge, 1934
Huile sur toile
81 x 101 cm
Collection particulière
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Laurens / Leiris SAS Paris

Georges Braque
GEORGES BRAQUE
Argenteuil-sur-Seine (France), 1882

1882 Naissance le 13 mai 1882 à Argenteuil-sur-Seine. Son père, Charles Braque, est propriétaire d’une entreprise de peinture en bâtiment.

1905 Élève de Léon Bonnat à l’École des Beaux Arts de Paris.
Au Salon d’Automne, il découvre le fauvisme à travers les œuvres de Matisse, Manguin, Derain, Vlaminck, Marquet, Camoin.

1906 Naissance du Cercle de l’Art Moderne du Havre. Jusqu’en 1909, Braque, Othon Friesz et Raoul Dufy participent aux expositions annuelles de peintures fauves.
En juin, à Anvers, premières toiles fauves. En octobre, premier séjour à l’Estaque : "C’est dans le Midi que j’ai senti monter en moi mon exaltation !".

EN SAVOIR PLUS

Georges Braque
GEORGES BRAQUE
Argenteuil-sur-Seine (France), 1882

1882 Naissance le 13 mai 1882 à Argenteuil-sur-Seine. Son père, Charles Braque, est propriétaire d’une entreprise de peinture en bâtiment.

1905 1905 Élève de Léon Bonnat à l’École des Beaux Arts de Paris.
Au Salon d’Automne, il découvre le fauvisme à travers les œuvres de Matisse, Manguin, Derain, Vlaminck, Marquet, Camoin.

1906 Naissance du Cercle de l’Art Moderne du Havre. Jusqu’en 1909, Braque, Othon Friesz et Raoul Dufy participent aux expositions annuelles de peintures fauves.
En juin, à Anvers, premières toiles fauves. En octobre, premier séjour à l’Estaque : "C’est dans le Midi que j’ai senti monter en moi mon exaltation !".

1907 20 mars - 30 avril : il expose six paysages fauves au Salon des Indépendants. Durant l’automne, séjours à l’Estaque et à La Ciotat, avec des paysages qui se rapprochent plus du style de Cézanne. Fin novembre, Apollinaire le présente à Picasso à Bateau-Lavoir.

1908 8-9 novembre : Galerie Daniel-Henry Kahnweiler, première exposition personnelle, avec des paysages géométrisés qui marquent les débuts officiels du cubisme. La préface du catalogue est écrite par Apollinaire.

1909 Été à La Roche-Guyon, près de Mantes, premiers paysages du cubisme analytique.

1911 Première apparition dans sa peinture de signes typographiques imprimés au pochoir, qui enrichissent le sens et la compréhension des oeuvres.

1912 En septembre, à Sorgues, création du premier papier collé, Compotier et verre, qui introduit un élément étranger dans l’œuvre d’art et permet la séparation de la couleur et de la forme.

1913 Naissance du cubisme synthétique. Les peintures intègrent les acquis du papier collé, en imitant ses matières et les signes typographiques.

1914 3 août : déclaration de la 1ère Guerre Mondiale
Braque est mobilisé. Le 14 novembre, il est envoyé au front, dans la Somme.

1915 Le 11 mai : grièvement blessé à Artois, il cessera de peindre jusqu’en 1917.

1917 La revue de Pierre Reverdy, Nord-Sud , publie ses "Pensées et réflexions sur la peinture".

1919 5–31 mars : Galerie de l’Effort moderne de Léonce Rosenberg, deuxième exposition personnelle, avec des natures mortes. Début de l’amitié avec Erik Satie.

1922 1er novembre – 20 décembre : au Salon d’Automne, les Canéphores représentent sa nouvelle inspiration classique.

1924-1925 Collaboration avec les Ballets russes de Serge de Diaghilev : Les Fâcheux, Zéphire et Flore et Salade pour les Soirées de Paris du Comte de Beaumont.
2–21 mai 1924 : première exposition chez son nouveau marchand, Paul Rosenberg.

1925 Atelier construit par Auguste Perret à Paris, près du parc Montsouris.

1926 23 mars : il épouse Marcelle Lapré, sa compagne inséparable depuis 1910.

1930 Atelier construit par Paul Nelson, à Varengeville-sur-mer, où Braque s’installe une partie de l’année.

1932 Il illustre la Théogonie d’Hésiode pour Ambroise Vollard. Cycle de peintures, gravures et sculptures d’inspiration mythologique.

1933 9 avril–14 mai : rétrospective à la Kunsthalle de Bâle. La préface du catalogue est écrite par Carl Einstein, auteur de sa première monographie, en 1934.

1939 Installation à Varengeville durant la guerre. Premiers essais de sculpture, ensemble de vanités austères et symboliques.

1943 Publication de Braque le patron de Jean Paulhan.

1944 Début du cycle des billards, qu’il termine en 1949.

1946 Nicolas de Staël le désigne comme "le plus grand des peintres vivants de ce monde".

1947 30 mai–30 juin : première exposition à la galerie d’Aimé Maeght, son dernier marchand.
Il rencontre le poète René Char.

1948 Prix de la XXIVe Biennale de Venise.

1949-1956 Série des Ateliers.

1953 Il peint des Oiseaux pour le plafond de la salle Henri II du Louvre, connue comme la salle étrusque.

1954 Il commence la série des Oiseaux, qu’il termine en 1962.

1955 Début du cycle des derniers paysages de Varengeville.

1963 31 août : mort de Georges Braque à Paris. Après des funérailles nationales, l’artiste est enterré dans le petit cimetière de Varengeville-sur-Mer.

Man Ray
Georges Braque, 1922
Épreuve gélatino-argentique sur papier à noircissement direct contrecollée sur papier
23,9 x 19,2 cm
45 x 38 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris
Achat, 1982

GEORGES BRAQUE
Argenteuil-sur-Seine (France), 1882

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Georges Braque
OEUVRES

Georges Braque
Paysage de l’Estaque, 1906–1907
Huile sur toile
50 x 61cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris Dation, 1986
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Philippe Migeat - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Fauvisme
1906-1907

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Pendant son séjour à l’École des Beaux Arts de Paris, il découvre l’art fauve d’André Derain et d’Henri Matisse lors de leur présentation officielle au Salon d’Automne de 1905. Les artistes fauves – adjectif utilisé pour la première fois par le critique d’art Louis Vauxcelles – cherchaient à exprimer les sensations que leur produisait la nature à travers la couleur pure. Les paysages de Braque de cette première étape à l’Estaque en 1906, puis à La Ciotat en 1907, reflètent son intérêt pour l’œuvre de Paul Cézanne, récemment décédé, ainsi que sa conversion à l’espace-couleur du fauvisme.

Georges Braque
Le Viaduc de l’Estaque, début 1908
Huile sur toile
72,5 x 59 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris Dation, 1984
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Georges Meguerditchian - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Cubisme
1908-1909

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1907 marque le début d’une amitié entre le jeune Picasso et Georges Braque mais surtout, les origines du cubisme, un langage totalement nouveau dans la peinture qui trouve son préambule dans les innovations formelles de Paul Cézanne. Dans l’œuvre de Braque, la naissance du cubisme se traduit par une fragmentation géométrique et solide des objets et de l’espace pictural, et par la rupture de la perspective unique qui avait dominé l’art jusqu’alors, pour montrer les objets dans leurs formes essentielles depuis de multiples perspectives.

Georges Braque
Piano et Mandore, hiver 1909–1910
Huile sur toile ; 91.7 x 42.8 cm
Solomon R Guggenheim Museum, New York 54.1411
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Solomon R Guggenheim Museum


Cubisme Analytique
1909-1912

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Entre 1909 et 1914, Braque et Picasso mènent progressivement une authentique révolution esthétique. La couleur, trop anecdotique, est d’abord réduite dans cette première phase, dénommée analytique, à des camaïeux de gris-beige et de verts. Les formes décomposées en facettes se dissolvent dans le continuum spatial, sans toutefois franchir le pas définitif vers l’abstraction. Les thèmes, condensés au maximum, sont uniquement suggérés par l’orientation des plans et leurs arêtes.

Georges Braque
La Guitare, 1912
Fusain, papier faux bois collé sur papier
70,2 x 60,7 cm
Collection particulière
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Laurens / Leiris SAS Paris


Papiers collés
1912-1914

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Dans l’évolution du Cubisme, un groupe d’œuvres mérite une mention à part. Ce sont les papiers collés, plus de cinquante pièces que Braque exécuta dans une tournure stylistique inattendue entre 1912 et 1914. La première fut créée par l’artiste en septembre 1912 à Sorgues, un petit village proche d’Avignon où il avait passé l’été avec Picasso. Les papiers collés impriment un nouveau caractère à son cubisme, la couleur commence à s’emparer de l’œuvre à travers l’utilisation de matières déjà manufacturées, telles que des fragments de papier peint et des coupures de journaux, marquant la progression vers le cubisme synthétique.

Georges Braque
Guitare et verre, 1917
Huile sur toile
60,1 x 91,5 cm
Kröller-Müller Museum, Otterlo
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Coll. Kröller-Müller Museum, Otterlo


Cubisme Synthétique
1913-1917

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Dans la production contemporaine ou postérieure aux papiers collés, Braque intègre les connaissances acquises à travers ces derniers pour faire évoluer le cubisme vers une forme plus lisible, qualifiée de “synthétique”. La grille orthogonale des plans élargis est toujours présente mais elle laisse apparaître des aplats sombres ou travaillés en faux bois qui imitent les papiers collés.. Picasso et Braque introduisent aussi des matières sablées, des courbes et des détails figuratifs dans cette étape qui coïncide avec la Première Guerre Mondiale. Le conflit marque un point d’inflexion dans l’œuvre de Braque, qui est laissé pour mort en 1915 à Neuville-Saint-Vaast et ne reprendra la peinture qu’en 1917 après une longue convalescence. La guerre affecte aussi son entourage : son marchand Kahnweiler, d’origine allemande, doit se réfugier en Suisse et sera dès lors remplacé par Léonce Rosenberg. En 1917, son ami Picasso commence son périple à travers l’Europe avec les Ballets Russes.

Georges Braque
Fruits sur une nappe et compotier, 1925
Huile sur toile ; 130,5 x 75 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris. Achat à l’artiste 1947
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Bertrand Prévost - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Natures mortes
1919–1929

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En 1919, pour sa deuxième exposition individuelle à la Galerie de l’Effort Moderne de Léonce Rosenberg, Braque présente une série de natures mortes sur laquelle il continue de travailler durant toute la décennie postérieure. Ces œuvres sont un prolongement du cubisme synthétique, dont elles reprennent les compositions bigarrées aux couleurs uniformes, en adoptant maintenant des formats allongés. Souvent centrées sur des motifs récurrents, tels que guéridons, cheminées ou compotiers — un objet qui évoque son admiration pour Cézanne — ces œuvres combinent harmonieusement la forme, la couleur et la matière.

Georges Braque
Canéphores, 1922
Huile sur toile
Huile sur toile
180,5 x 73 cm chacune
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris
Legs de Baronne Eva Gourgaud, 1965
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Bertrand Prévost - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Nus et Canéphores
1922-1930

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En 1922, Braque surprend ses contemporains au Salon d’Automne avec ses Canéphores. Ces figures féminines, dont la thématique nous renvoie à l’Antiquité Classique, sont proches des Nymphes de la fontaine des Innocents de Jean Goujon, emblématiques du classicisme français. Par leurs proportions et leurs couleurs anti-académiques, les figures de Braque s’inscrivent encore dans la continuité du dernier cubisme et incarnent aussi la complexité du “retour à l’ordre” et au figuratif effectué par Braque, épris de Corot et de Chardin, dans les années vingt.

Georges Braque
Femme à la palette, 1936
Huile sur toile
92,1 x 92,2 cm
Musée des Beaux-Arts, Lyon
Legs de Jacqueline Delubac, 1997
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © RMN-Grand Palais / René-Gabriel Ojéda / Thierry Le Mage


Natures mortes, intérieurs et figures
1932-1939

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Dans les années trente, Braque s’ouvre à diverses sources d’inspiration et les natures mortes de cette nouvelle étape, dans lesquelles les formes, les couleurs et la lumière sont en osmose, deviennent plus décoratives. Leurs compositions s’accompagnent de riches arabesques et concilient biomorphisme et stylisation décorative. La série des figures dans un intérieur, comme Femme au Chevalet (1936) ou Le Duo (1937), également saturées de signes ornementaux, est centrée sur des silhouettes noires, dépersonnalisées, qui descendent des figures noires des vases grecs. Ce sont les muses de la poésie et de la musique qui hantent l’univers spirituel de Braque et qui lui confèrent son incomparable sensibilité.

Georges Braque
Les Poissons noirs, 1942
Huile sur toile
33 x 55 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris Don de l’artiste, 1947
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Philippe Migeat - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Varengeville, vanités, intérieurs, ateliers
1941-1949

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Lorsque la guerre éclate, Braque se réfugie à Varengeville-sur-Mer, convertie dans les années trente en une importante colonie d’artistes, et où Braque s’est fait construire un atelier par l’architecte nord-américain Paul Nelson. Plus tard, durant l’Occupation nazie et le Gouvernement de Vichy, il vit quelque temps dans le Limousin puis près de Toulouse, pour finalement venir s’installer dans son atelier de Paris jusqu’à la fin de l’Occupation, avec de brefs séjours à Varengeville. Il confesse être “très sensible à l’atmosphère environnante”, qui le pousse à exécuter des œuvres sombres et douloureuses. Têtes de mort flanquées de crucifix et de rosaires ou poissons noirs christiques sont des images du malheur de la guerre. Les silhouettes des figures humaines vues de dos, noires et fantomatiques, incarnent la solitude et la mélancolie de l’artiste reclus dans son atelier face à son chevalet. Après la guerre, la série consacrée aux billards permet à Braque de récupérer avec brio l’espace visuel cubiste et ses jeux homothétiques entre formes, signes et couleurs.
Après la guerre, la série consacrée aux billards permet à Braque de récupérer avec une force renouvelée l’espace visuel cubiste et ses jeux de transformations géométriques basées sur la représentation à différentes échelles (jeux homothétiques).

Georges Braque
Le Billard, 1944
Huile et sable sur toile
130,5 x 195,5 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, Achetée à l’artiste en 1946
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © MNAM - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Les billards
1941-1949

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Après la guerre, la série consacrée aux billards permet à Braque de récupérer avec brio l’espace visuel cubiste et ses jeux homothétiques entre formes, signes et couleurs . Vertige d’espaces vides de toute présence humaine mais vivants de la présence des matières tactiles, mouvantes, comme la représentation des multiples vues partielles du tapis par un joueur et par la représentation des forces du hasard qui font rouler les boules de billard.

Georges Braque
Taller IX (Atelier IX), 1952-1956
Huile sur toile
146 x 146 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, París
Dación, 1982
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Bertrand Prévost - Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. RMN-GP


Les ateliers
1949-1964

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Ces années marquent la reconnaissance internationale de Braque, vieux et malade. Ce qui ne l’empêche pas de commencer, dans son atelier de Varengeville, une nouvelle série sur un thème aussi classique que les studios d’artistes. Ces lieux intimes et fermés représentent l’espace mental du peintre, et les objets, réels ou métaphoriques, évoquent l’univers développé par Braque jusqu’alors et marquent l’avènement dans son œuvre d’un thème crépusculaire : les oiseaux, dont l’origine se trouve dans une commande reçue par Braque en 1955 pour décorer le plafond de la salle étrusque du Musée du Louvre, pour laquelle il peignit de grands oiseaux bleus. Les tableaux de cette section attestent de l’importance du thème, emblématique et archétypal, dans l’œuvre ultime de Braque, mais aussi la vitalité d’un artiste ouvert jusqu’au bout à la nouveauté.

Georges Braque
L’Oiseau noir et l’oiseau blanc, 1960
Huile sur toile ; 134 x 167,5 cm
Collection particulière
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Laurens / Leiris SAS Paris


Les oiseaux
1949-1964

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Le thème des oiseaux surgit suite à une commande de 1955 pour la décoration du plafond de la salle étrusque du Musée du Louvre, où Braque peignit de grands oiseaux bleus. D’abord traité de manière figurative et matiériste, le motif des oiseaux devient de plus en plus abstrait, épurées en signes et en idéogrammes propulsés dans des espaces magnétiques ou en pictogrammes flottant en harmonie avec les planètes.

Georges Braque
Les Champ de colza, 1956-1957
Huile sur toile
20 x 65 cm (avec cadre peint par l’artiste)
Collection particulière
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Laurens / Leiris SAS Paris


Les derniers paysages
1955-1963

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À la fin de sa vie, Braque, qui vivait entre Paris et Varengeville, commença une série de paysages consistant en de longs panoramas où l’on ne voit, à perte de vue, rien d’autre que la terre et le ciel, parfois traversés de signes noirs (des oiseaux) ou blancs (des nuages).. Ce sont les derniers tableaux de Braque, qui abandonne l’atelier pour diriger son regard vers l’extérieur, comme on peut l’observer sur les photographies où on le voit arpenter les falaises de Varengeville. La construction du fait pictural, dont Braque a fait son credo, , est là, à nu, représentée par deux bandes de peinture épaisse et crouteuse.

Georges Braque
Maquette du ballet «Les Fâcheux», 1923
Gouache sur carton
43,9 x 51 x 10,1 cm
Collection particulière
© Georges Braque, VEGAP, Bilbao, 2014
Photo © Laurens / Leiris SAS Paris


Les Ballets
1924-1926

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Dans ce parcours chronologique à travers l’œuvre de Georges Braque, un chapitre à part doit être réservé à sa relation avec les Ballets Russes, et avec Serge de Diaghilev et Léonide Massine, avec lesquels collaboreraient de nombreux artistes de l’époque. Braque prêta sa collaboration dans quatre œuvres : Les Fâcheux (1924), Salade (1924), Zéphire et Flore (1925), et Les Sylphides (1926). Trois d’entre elles furent mises en scène par les Ballets Russes, tandis qu’on doit à Léonide Massine la chorégraphie de Salade, qui fut représentée lors du spectacle bénéfique organisé par le Comte Étienne de Beaumont au théâtre de la Cigale. Pour Salade, Braque dessina les costumes et la scénographie, dont on peut admirer ici le rideau, accompagné de quelques costumes originaux de Zéphire et Flore.

Georges Braque
ACTIVITÉS


CONFÉRENCE DE BRIGITTE LEAL : Georges Braque

Brigitte Leal, commissaire de l’exposition et directrice adjointe du Centre national d’art moderne, Centre Pompidou nous révèlera les dessous de cette exposition et les secrets de l’œuvre de l’artiste.

Lieu et heure :
Auditorium, 18 h 30.
Entrées :
Gratuites (il est indispensable de retirer les entrées aux Guichets du Musée).



PROJECTION : PICASSO & BRAQUE GO TO THE MOVIES (entrées épuisées)

Ce documentaire produit par Martin Scorsese et Robert Greenhut, et dirigé par le marchand d’art et galeriste Arne Glimcher, explique comment les révolutions technologiques du début du XXe siècle, comme l’aviation et surtout l’industrie cinématographique, ont influencé le corpus créatif de Georges Braque et de Pablo Picasso, entre autres. Avec la participation de personnalités reconnues de la scène artistique internationale, telles que Julian Schnabel, Chuck Close, Bernice Rose, Coosje Van Bruggen, Lucas Samaras, Adam Gopnik, Eric Fischl et Martin Scorsese.

Lieu :
Zero Espazioa, 19 h 00
Entrées :
GGratuites (il est indispensable de retirer les entrées aux Guichets du Musée).



ATELIER D’ÉTÉ SÉANCES CRÉATIVES DÉCOUVREZ LES SECRETS DU COLLAGE

Georges Braque, le créateur des papiers collés, est le point de départ de cet atelier pour adultes où le collage est présenté comme un procédé un peu plus élaboré que le simple “découper et coller”. Cet atelier nous révèlera les astuces d’une technique de création d’images à laquelle nous sommes confrontés chaque jour dans les domaines de la communication, publicité, arts visuels ou presse, qui nous permettront de découvrir et de construire une image efficace.

Lieu et heure :
Zero Espazioa, 10h30 – 12h30.
Entrées :
à travers le site Internet du Musée exclusivement : 30 € Amis du Musée et 36 € Public en général. Minimum 8 personnes, maximum 20.

Georges Braque
LE SAVIEZ-VOUS ... ?

Georges Braque (France, 1882–1963), l’une des figures majeures de l’art de la première moitié du XXe siècle, vécut aussi à l’époque extraordinaire où Paris était l’épicentre de la création des idées et côtoya de grands artistes et intellectuels essentiels dans l’évolution de l’art moderne. Découvrez les faits marquants de sa trajectoire, les personnes et les lieux qu’il fréquenta, dans cette carte visuelle créée spécifiquement pour l’espace didactique de l’exposition.∫

Georges Braque Diagramme